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Autres climats

CLIMATOLOGIE
En plus des grands types de climats définis à l’échelle mondiale, il existe des variations liées à l’altitude et à des échelles géographiques plus fines. Ces différences permettent de distinguer des climats dits régionaux, locaux ou encore des microclimats.
Le climat de montagne
Dans toutes les zones climatiques, l’altitude modifie fortement les caractéristiques du climat. Ce phénomène, appelé étagement bioclimatique, s’explique notamment par la diminution de la température avec l’altitude (en moyenne de 0,6 °C tous les 100 m, selon le gradient thermique adiabatique).

À cela s’ajoute une pluviosité généralement plus importante, liée au relief, qui favorise l’ascendance des masses d’air et la formation de précipitations orographiques (effet de barrage). On distingue ainsi le versant au vent (au-dessus duquel l'air se condense) et le versant sous le vent (plus sec, sujet à l'effet de fœhn).

Ainsi, une même région peut présenter plusieurs étages climatiques, allant de conditions tempérées en vallée à un climat de type polaire (étage nival) en haute altitude.
Les climats régionaux (mésoclimats)
Les climats régionaux, ou mésoclimats, concernent des zones de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Ils sont influencés par des facteurs géographiques comme le relief, la proximité de la mer ou la circulation atmosphérique.
Ils peuvent être marqués par des phénomènes météorologiques spécifiques, comme certains vents caractéristiques (par exemple le sirocco, vent chaud et sec en provenance du désert, ou le mistral dans la vallée du Rhône).
Les climats locaux
Les climats locaux s’appliquent à des zones plus restreintes, de l’ordre de quelques kilomètres à quelques dizaines de kilomètres carrés.
Ils dépendent étroitement des caractéristiques de l’environnement immédiat : relief, présence d’eau, végétation ou urbanisation.

Par exemple, dans une vallée, la température au lever du jour peut être nettement plus basse qu’en altitude en raison de l'inversion thermique (l'air froid, plus dense, s'accumule au fond des cuvettes). De même, l’orientation du relief influence l’ensoleillement : on distingue l'adret (versant exposé au soleil) et l'ubac (versant à l'ombre).

Ces particularités peuvent être liées à l’activité humaine, comme dans le cas du climat urbain, caractérisé par l'îlot de chaleur urbain (ICU) où les températures nocturnes sont plus élevées qu'en périphérie.
Les microclimats
Les microclimats concernent des espaces très restreints, parfois de quelques dizaines à quelques centaines de mètres carrés.
À cette échelle, les moindres éléments de l’environnement (bâtiments, murs, végétation, rochers…) peuvent modifier localement les conditions climatiques : température, humidité, vent ou ensoleillement. Ces variations, bien que limitées spatialement, peuvent être très marquées.

À noter : l'albédo (pouvoir réfléchissant d'une surface) joue ici un rôle majeur. Une surface sombre absorbera davantage de chaleur qu'une surface claire, créant une variation thermique mesurable à l'échelle d'un jardin ou d'une rue.

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